L'histoire du club

1912  naissance de Fémina Sport

Une partie du club Fémina Sport en 1920 : Forget, Suzanne Liébrard, Germaine Delapierre, Lucie Cadiès, Thérèse Brulé, Lucie Bréard et Jeanne Janiaud

Poussé par la volonté de créer une société exclusivement féminine, Pierre Payssé, champion du monde de gymnastique à Athènes en 1906, profite d'une petite brouille avec la direction de son club "En Avant" de Paris pour tenter l'aventure.

C'est avec Madame Faivre de Bouvot, sa fille Jeanne Brulé, sa sœur Thérèse, Jeanne et Suzanne Liebard, Henriette Cramer, Yvonne Molotte et Gustave Sandoz, qu’il fonde Fémina Sport le 27 juillet 1912.

La première présidente est Madame Faivre de Bouvot et la gymnastique, l’unique discipline. Sans un centime, sans local, les voilà partis à la recherche de la meilleure formule pour vivre leur vie. Une salle d'exercices chez Monsieur Mainguet - professeur de boxe, boulevard Haussmann - leur permet de démarrer. Puis ils déménagent boulevard de Clichy, puis rue du Bac, dans un petit gymnase dirigé par Monsieur Louchard.

1914  le succès

En 1914, une grande fête au gymnase Huyghens permet de présenter 60 élèves et d'exécuter un simultané aux barres parallèles à 48 personnes. La salle est pleine, le succès acquis. Puis vient la guerre…

1919  un terrain d'entraînement

Fin 1918, à l'issue d'une démonstration de gymnastique au Stade Brançion, un grand ami de Fémina Sport, Monsieur Bessonneau, emballé par la prestation fournie par les jeunes filles de Fémina Sport propose à Pierre Paysse d'aider le Club en lui fournissant des costumes de sport pour toutes les sociétaires.

Pierre Payssé lui indique qu'à dépenses égales, il préfère se voir offrir un terrain d'entraînement. Monsieur Bessonneau est d'accord, il ne reste plus qu'à le trouver. Sur les indications d'un autre ami de Fémina Sport, Monsieur Moreau, Pierre Payssé trouve dissimulé dans les fortifications de Paris, le terrain actuel de notre stade. Un bail est obtenu et les sommes dépensées pour son établissement atteignent 400.000 Francs. Pour remercier Monsieur Bessonneau de sa générosité, on baptise le stade du prénom de son épouse : Élisabeth.

1921  l’agrandissement...

En 1921, les affaires d’aimables donateurs périclitent, et le stade risque d'être entraîné dans la débâcle. Pour régler le problème, il lui faut débourser encore 100.000 francs. Fémina Sport ne dispose que de 35.000 francs, Pierre Payssé fait l'appoint personnellement et la situation est sauvée.

Le stade est alors amélioré, agrandit de 400 m², un gymnase couvert et un deuxième terrain de basket-ball sont construits. Mais pendant toutes ces péripéties, le Club n'a cessé de travailler d'arrache-pied et son évolution est notable :

création de la barette (rugby féminin) grâce à Monsieur le Docteur Houdré et à André Theuriet, création du footbal féminin sous la direction de Monsieur Lejeune, participation aux premiers matchs officiels de hockey et de basket-ball, organisation des sections natation, aviron, vélo et athlétiqme, enseignement de la gymnastique rythmique selon la méthode mise au point par Raymond Duncan, professeur au club.

1925  meilleur Club Français !

Match de basket ball entre deux équipes de Fémina Sport au stade Fémina (Paris, 1933)

En 1925, Fémina Sport compte alors 721 sociétaires et se voit décerner par le journal L'Auto, ancêtre de l'actuel journal L'Équipe, le titre de "Meilleur club français".

Le palmarès du Club s'orne de nombreux titres de Champion de France, individuels ou par équipes dans toutes les disciplines pratiquées. En 1937, Fémina Sport s'enorgueillit de compter 2030 adhérents, chiffre le plus élevé atteint par le Club. Mais dans ce beau ciel bleu, les nuages s'amoncellent avec la disparition le 5 décembre 1938 de Pierre Payssé, l'âme de Fémina Sport.

1939  de nouveau, la guerre...

En 1939, c'est à nouveau la guerre et de lourdes conséquences avec en 1943 deux incendies successifs qui amènent le Club à vendre son terrain et ses installations à la Ville de Paris. Cependant, toujours dans le souci de préserver son existence, Fémina Sport négocie en échange un droit de préemption sur tous les équipements sportifs qui viendraient à y être créés. La seconde guerre mondiale terminée, son patrimoine perdu, Fémina Sport repart de zéro.

1966  l’arrivée du tennis

Le 10 juillet 1966, la création de 4 courts de tennis sur le plateau du haut du stade Élisabeth amène à la fois la mixité au Club et un sang nouveau. Sous l'influence de Monsieur Raymond Rapp, Fémina Sport s'anime de nouveau.

2006  5 disciplines...

Chaque année, les effectifs augmentent avec 348 membres en 1968 et 474 membres en 1977. En 2004, Fémina Sport a atteint 853 inscrits répartis en 6 disciplines, la gymnastique d'entretien, l'aquagym, la natation, le tennis de table, le volley-ball et le tennis, activité principale qui propose elle-même une section "Mini-tennis", "École de tennis" et "École de compétition". Fin 2006, Fémina Sport compte 920 inscrits répartis en 5 disciplines, la gymnastique d'entretien, l'aquagym, la natation, le volley-ball et le tennis.

2012  le cap des 1000 adhérents

Les effectifs progressent régulièrement au fil des années dans toutes les activités. Les équipes tennis dames senior et +35 ans se sont mises à l’honneur en atteignant le championnat de France.

Fémina Sport compte 1007 adhérents en 2012. La section tennis compte aujourd’hui le plus grand nombre d’adhérents et rayonne sur l’ensemble de l’Ile de France par ses 3 tournois homologués FFT. Femina Sport entre cette année là dans le cercle des clubs centenaires.